Livre après livre

13 septembre 2019

22/11/63

 

22/11/63 de Stephen King

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 Jake Epping, professeur d'anglais à Lisbon Falls (Maine), n'a pu refuser la requête d'un ami mourant : empêcher l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Une fissure dans le temps va l'entraîner en 1958, à l'époque d'Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d'un dégénéré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d'une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake. Avec une extraordinaire énergie créatrice, Stephen King revisite au travers d'un suspense vertigineux l'Amérique du baby-boom, des "happy days" et du rock'n'roll.

 

 

Comment il est arrivé dans mes mains?

Grande fan de Stephen King je n'avais pas encore eu l'occasion de lire ce livre ci, je l'ai donc commandé d'occasion et ce fût mon livre de vacances

Qu'est ce qui m'a donné envie de le lire ?

Déjà c'est un King, il m'en faut pas beaucoup plus mais l'histoire aussi, j'aime l'ambiance des années 50/60 et j'adore quand un livre mêle Histoire et fiction, surtout quand cela est bien fait.

Mon avis.... Waouh, j'ai été soufflé par cette histoire et je n'avais qu'une hâte découvrir la suite au plus vite quand il me fallait refermer le livre.

J'ai de suite été happé par l'histoire, et mon imagination était libre de voir les personnages à ma sauce car je n'ai pas vu la série tv. 

Je me suis attaché à grand nombre de personnages, Jack bien sûr héros malgré lui avec tout ces tourments, ces interrogations, ses envies; Al ce suprennant "chef de cuisine" qui va l'emmené dans cet univers incroyable, Les Oswalds, Sadie.... on suit toutes les (més)aventures de ces personnes avec délectation.

J'ai adoré repassé par Derry, à peine le pannau franchi, Stephen King sait nous faire ressentir l'ambiance pesante et maléfique de cette ville. J'ai vécu un vrai moment de malaise à ce passage, d'autant plus que l'histoire liée aux Dunning est tout aussi tragique et malfaisante que la ville. On a vraiment le sentiment que rien de bon ne peut se passer à Derry.

J'ai été tenu en haleine tout au long des plus de 900 pages, j'ai vraiment été transporté dans cette Amérique des années 60 (du moins tel que je peux l'imaginer), vivre la "traque" de Lee Oswald, me demandant jusqu'à la fin si Jack allait réussir à sauver Kennedy et les conséquences que cela aurait dans le monde actuel.

Je me suis pas mal intérrogé aussi tout au long sur le personnage "carton jaune", j'ai trouvé que c'était un élément intéressant  de l'histoire et que son rôle était sûrement bien plus important que le livre ne le laisse paraitre.

Tout ces voyages temporels nous invitent à nous interroger sur l'impact et les conséquences de ces évènements passés et sur le danger de changer l'histoire, qui n'a jamais pensé que si il pouvait voyagé dans le passé, il irait assassiné Hitler ou autre tyran.... King s'appuie sur la théorie de l'effet papillon dans ce livre est cela rend les choses encore plus effrayantes.

On passe par toutes les émotions dans ce livre, King a le don de savoir magnier les sentiments et surtout de savoir nous les transmettre, de nous les faire ressentir au plus profond de notre être.

 

Des extraits :

"Le passé est tenace, il ne veut pas être changé"  

"Parce que le passé ne veut pas être changé. Il se défend quand on essaie. Et plus le potentiel de changement est important, plus il se défend"

"J’ai laissé derrière moi mon personnage de George Amberson, l’agent immobilier. Au printemps 1959, une période de récession touchait les États-Unis. Sur la Gulf Coast de Floride, tout le monde vendait et personne n’achetait, aussi George Amberson est-il devenu exactement ce qu’avait prévu Al : un aspirant écrivain à qui un oncle suffisamment riche avait laissé de quoi vivre, du moins pendant un certain temps."

 

« Alors, il m’a dit, t’y es allé et t’en es revenu. T’en penses quoi ?

– Al, je sais pas quoi penser. Je suis ébranlé jusqu’au tréfonds de moi-même. T’as découvert ça par hasard ?

– Totalement. Moins d’un mois après m’être installé ici. Je devais encore avoir la poussière de Pine Street sous mes souliers. La première fois, je suis carrément tombé dans l’escalier, comme Alice dans le terrier. J’ai cru que j’étais devenu fou. »

ça, je pouvais l’imaginer. J’avais eu au moins une petite préparation, si médiocre soit-elle. Et vraiment, existe-t-il un moyen adéquat pour préparer quelqu’un à un voyage temporel ?

« Je suis parti longtemps ?

– Deux minutes. Je te l’ai dit, c’est toujours deux minutes. Peu importe le temps que tu y restes. » Il toussa, cracha dans une nouvelle poignée de serviettes en papier et les replia dans sa poche. « Et quand tu arrives en bas des marches, il est toujours 11 heures 58 le matin du 9 septembre 1958. Chaque voyage est le premier voyage. Tu es allé où ?

– La Kennebec. J’ai pris une racinette. Elle était fantastique.

– Ah ouais, les choses ont meilleur goût là-bas. Moins de conser- vateurs ou quelque chose.

– Tu connais Frank Anicetti ? Je l’ai rencontré en gamin de dix- sept ans. »

 

Posté par roxane6211 à 09:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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10 septembre 2019

La vie selon Ove

Vieux, râleur et suicidaire, la vie selon Ove de Frederick Backman

livre ove

 

Comment il est arrivé dans mes mains?

C'est ma mère qui me l'a prêté et conseillé...

Qu'est ce qui m'a donné envie de le lire ?

Et bien à la base je ne pensais pas le lire, il y a un passif assez lourd au sujet du suicide dans ma famille et ce sujet reste sensible pour moi mais ma mère a insisté en disant que c'était un livre assez drôle. J'ai finit par me laissé tenter.

Mon résumé / mon avis....

Ove est un râleur acariâtre, il respecte les règles à la lettre et tend à imposer sa vision des choses à ceux qui l'entoure . Au fil du livre on découvre ce qui a rendu Ove aussi aigri, Ove n'a pas eu une vie facile et le seul bonheur de Ove fût l'amour qu'il a porté à sa femme et réciproquement, quand cette dernière décède Ove n'a qu'une idée en tête, la rejoindre.

J'ai dans l'idée que c'est sa femme, qui en quelque sorte envoi à Ove les différents personnages qu'ils rencontrent dans le livre, et l'empêchent bien involontairement de mettre fin à ses jours. 

Au fil des pages et à travers de court chapitres qui alterne entre présent et passé on découvre qui est vraiment Ove, je ne vous en dirais pas plus afin de vous en laissez la surprise....

Je me suis facilement attaché aux différents personnages et me suis pris d'affection pour Ove qui malgré ses défauts est un personnage attachant et qui a une certaine éthique des choses, ce qui devient rare de nos jours. 

Comme me l'avez promis ma mère, on souris souvent dans ce livre, les touches d'humour sont là toujours bienvenue et toute en finesse.

De plus le récit s'est se montré ouvert d'esprit, et contiens quelques réflexions intéressantes sur la vie de couple, notamment quand arrive des coups durs, sur l'amitié et se relations parfois complexes....

Bref c'est une petite pépite.

Une phrase / un extrait...

Ce n'est pas forcément un passage très représentatif du livre mais j'ai trouvé ce passage bien pensé et plutôt vrai au sujet de la vie de couple

"Aimer quelqu'un est comme emménager dans une maison. Au début , on tombe amoureux de la nouveauté. On s'étonne chaque matin que tout cela nous appartienne. Puis les années passent et la façade se ternit, le bois se fissure par endroits, et on commence à aimer sa maison moins pour sa perfection que pour ses imperfections. On apprend par coeur chacun des coins et recoins; comment éviter de coincer une clé dans la serrure quand il fait froid, quelles lattes du parquet ploient quand on marche dessus...Ce sont  tous ces petits secrets qui font que cette notre maison"

 

 

 

Posté par roxane6211 à 12:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]